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25/12/10 à 16:40:47
Une brise nocturne soufflait dans les plaines, jouant avec les quelques grains de sable qui se détachaient des rochers. Les ruines disparaissaient par le temps mais il arrivait que certaines pierres luttaient contre cette force aussi destructrice .Malgré ces douloureux efforts, tout cela ne servait à rien. La nature finissait par reprendre lentement ce qui lui appartenait depuis des décennies, rendant les pierres et cadavres poussières. La mémoire vivante est-elle le seul moyen de maintenir en vie un passé autrefois heureux ? Un être vivant ne cesse pourtant d’être rongé par la haine et la rancœur alors, pourquoi a-t-il reçu la chance de pouvoir respirer ? Seulement pour faire la guerre et tuer tous congénères qui l’empêcheraient d’avancer. Tant de questions dont on connait pourtant la réponse depuis toujours.
Une ombre beige, portée par le vent, se mit à entamer le chant de la nuit. Guidé par ce son sinistre, une jeune femme, vêtue d’une grande cape noire au teint brun à la lumière de la lune, avançait d’un pas léger, ne laissant aucune trace de son passage derrière elle. Sa chevelure brune dansait au gré du vent. Le silence l’accompagnait depuis des jours qu’il était devenu pour elle une simple présence qui pouvait par moment se montrer des plus amicaux. Moment de réflexion suivit d’un arrêt subit, son regard d’un bleu azur scrutait les environs. Un lieu qui était bien loin de lui être inconnu. Elle quitta le sentier tracé par l’oiseau nocturne, suivant cette fois-ci un chemin dessiné par ses souvenirs. Où cela allait-il encore la mener ? Au loin, un imposant mur apparait, droit face à la lune. Une lueur nostalgique traversa en quelque instant le regard de la jeune femme. Son pas s’accéléra progressivement. Elle finit enfin par poser délicatement sa main contre la paroi de pierres, se laissant tomber sur ses genoux. Un ancien mur de Shidora , ville de la fête et des éclats de rire. Une ville qui avait d’ailleurs disparut faute du manque de prudence. Pour des armées, c’était une cible si facile à l'époque.
De lourds nuages commençaient à apparaître dans le ciel, laissant tomber à leur passage un rideau de flocons. Nelia, dos contre le mur froid, les observait tomber. Elle plaça sa main paume vers le ciel. Chaque petite étoile blanche semblait léviter autour d’elle sans vouloir la toucher. Lorsqu’elle voulut attraper l’une des sphères pures, elle retourna à son état initial, une larme d'eau. La jeune femme ferma les paupières et murmura à sa propre conscience.
Quand on désire toucher la pureté, elle disparait…Est-ce un signe que nous ne sommes pas assez pur pour elle…Voici une question à laquelle je ne pourrai répondre.
Nelia enfila délicatement son capuchon, tête déposée entre ses bras. L’aurore commençait à se montrer tandis que la fatigue avait eu raison de la jeune innocente.
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