|
24/08/11 à 22:37:16
...En vacances, de retour à la fin du mois...
L’armée Hestui était arrivée au petit matin devant la cité humaine. Malgré la distance assez grande ils avaient avancé à marche forcé pour être là au meilleur moment pour donner l’assaut, les lueurs de l’aube ne permettraient pas aux gardes encore ensommeillés de les voir se précipiter sur leur murs et leurs portes.
La mise à sac allait pouvoir commencer et juste avant que la main de leur chef se lève pour en donner l’ordre, un éclaireur remonta les troupes en agitant sa bannière.
Le vieux chef orc se tenait à coté de la chef de la tribu des Hestuis et s’approcha de lui d’un pas rapide pour savoir ce qu’il se passait. Après un rapide conciliabule, il revint vers sa chef en tenant dans sa main une planche de bois
- Il y avait se panneau cloué sur la grande porte de la cité, il a les signes humains dessus et apparemment la cité est vide, que faisons-nous ?
Les Orcs ont une culture orale, les Grand Orcs comme la tribu des Hestuis ont une culture immense, transmise principalement par les shamans, elle est apprise par cœur par tous les membres de la tribu. Aussi l’écriture est une énigme pour eux, bien qu’ils en comprennent le but, il trouve ça absurde, il vaut mieux tout savoir, car les papiers et parchemins peuvent être détruits, alors que tant que les orcs sont debout, ils emmènent leur savoir avec eux.
- Hum ! Cela veut surement dire une chose importante sinon les humains ne l’auraient pas mis là et donc on ne peut pas attaquer sans savoir ce que ça veut dire. Nous ne sommes pas des Orcs inférieurs sans cervelle, nous sommes la grande tribu des Hestuis, réputée parmi les autres Grands Orcs pour avoir le plus d’honneur.
Vous allez établir un camp de siège, je vais partir avec le panneau de bois pour aller demander ce que ça veut dire, nous ne sommes pas loin de chez un ami à moi qui pourra surement m’aider.
Ne voulant pas s’encombrer pour allez plus vite, elle ne prit avec elle que le strict nécessaire. La planche de bois était attaché sur son dos comme un bouclier, à sa ceinture était attaché une gourde calebasse remplit d’eau fraiche et du pemmican dans une feuille de vigne attaché par une cordelette de cuir et dans ses mains elle tenait ses griffes de combat qu’elle appelait ses « tornades de sang ».
Les Orcs sont des coureurs quasiment infatigables et s’ils courent moins vite qu’un humain ou un elfe, ils compensent par leur endurance supérieure à tout autre. Les Orcs répugnent à monter sur des animaux pour aller plus vite, ça ne fait pas partie de leur culture, on ne monte pas sur une bête qu’on peut manger, c’est comme ça.
Beth s’élança en direction de la montagne au loin, son armure légère était comme une seconde peau, elle ne la gênait pas du tout, des années d’expérience et d’entrainement faisait d’elle une véritable machine, aussi bien pour la course que le combat, le voyage vers la maison de son ami Baloing ne durerait que la journée. Elle prit une foulée moyenne puis accéléra dès qu'elle se sentit dans un bon rythme.
Le petit village Nain était difficile à trouver. Il était dans une petite vallée entre les montagnes, dont l’entrée était cachée par une forêt d’énormes conifères. Elle y était venu pour la première fois quand elle était jeune, avec son père et son frère ainé, puis d’autres fois plus tard, quand elle avait du se faire une armure légère de meilleur qualité, puis pour la fabrication de son marteau de combat.
Les gardes à l’entrée la laissèrent passer dès qu’ils virent l’emblème de l’ours qu’elle portait autour du cou, l’emblème de la tribu des Hestuis, car les nains qui habitaient ici étaient leurs amis depuis de nombreuses générations. Depuis une bataille mémorable où ils les avaient tous libérés d’une tribu renégate d’orcs inférieurs qui les avait prit en esclavage. Les Hestuis étaient des Grands Orcs, libre d’aller où bon leur semblait, ils haïssaient l’esclavage plus que tout et ils haïssaient les orcs inférieurs encore plus, dégénérés, ils devaient être exterminé.
Durant l’hiver les nains fabriquaient les objets qu’ils allaient vendre l’été dans les villes humaines, le village était donc presque vide, mais elle savait qu’elle y trouverait le vieux nain Baloing, qui ne sortait plus de sa forge qu’une seule fois l’an, pour aller dans les villes elfique où l’on célébrait la fête du Printemps, car il aimait par-dessus tout voir danser les jeune filles elfes.
Il était là, assit à l’entrée de sa forge, à se dorer au soleil, le visage toujours aussi rouge, en train de boire son « remède », comme il l’appelait. Elle s’approcha jusqu’à être qu’à un pied en face du vieux nain. Il leva alors la tête et son regard un peu trouble redevint soudain très clair.
- Par la barbe de mes ancêtres, je ne connais qu’une seule femme orc de cette taille et de cette beauté. Beth ! Que voilà une agréable visite.
- Bonsoir Maître forgeron, cela faisait bien des saisons que je vous ai vu et je suis heureuse de savoir que l’amitié des Hestuis est toujours présente chez ceux de votre peuple.
- L’amitié des Hestuis restera toujours présent dans notre village, mais l’amitié de ta famille restera toujours dans mon cœur, n’oublie pas que ton père était mon amis, et que tu avais ma taille la première fois que je t’ai vu. Que c’est moi qui t’es fabriqué cette armure, pour une somme modique ainsi que des griffes de combat. Mais rentre donc chez moi, allons nous asseoir à coté de du feu de la forge et discutons.
La vieille formule rituelle était dite et les deux amis rentrèrent donc dans la forge pour aller s’installer à coté du fourneau, le nain rajouta du charbon, pendant que l’orc attisait le feu avec l’énorme soufflet, puis ils s’assirent sur des petits tabouret et elle lui raconta la raison de sa visite et elle lui montra la pancarte de bois.
- Hum ! il est écrit "En va…can…ces, de retour à la fin du mois". Je ne sais pas ce que veux dire le premier mot, par contre un mois c’est une mesure de temps chez les humains, plus petite que les saisons, car les humains vivent moins longtemps que les trois premières races qui ont vu le jour sur Zholeb et ont inventé un autre système, ce qui est absurde vu que celui des anciennes races est le meilleur.
Beth acquiesça en secouant la tête, les humains n’étaient pas appréciés car ils n’avaient pour l’immense majorité aucun honneur et de plus ils cherchaient à tout s’accaparer partout où ils se trouvaient et à modifier à leur convenance. Il restait un mot inconnu et cela pouvait changer beaucoup de chose, leurs eaux ou leurs aliments pouvaient être empoisonnés, les maisons envahies par des blattes à gaz, ou tout un tas d’autre chose, qui pouvait rendre le pillage dangereux, voire inutile.
Voyant la mine déconfite de son amie, Baloing se leva. Je pense avoir une solution pour toi Beth, mais il se fait tard pour moi, aussi avant d’aller manger je voudrai te montrer quelques chose. Il l’emmena de l’autre coté de la forge, dans une petite cour qui donnait accès à sa maison. Le nain se dirigea vers un petit portail de bois qui les emmena via un petit sentier vers une mare.
- J’ai fait creusé ça il y a quelques années, elle est alimentée par le torrent qui coule dans la vallée, et j’y ai mis de belles carpes, comme ça je n’ai pas besoin d’aller bien loin pour pêcher. Est-ce que tu te rappelles la fois où nous sommes allez pêcher avec ton père ?
Un sourire malicieux dans l’œil il montra du doigt un petit embarcadère en bois, sur lequel se trouvait deux tabourets, ainsi qu’un râtelier à canne à pêche et un coffre de bois.
- Que dirais-tu de pêcher notre repas du soir et ce n’est pas tout regarde ce qu’il y a dans le coffre.
L’Orc souleva le couvercle ce qui déclencha en même temps un mécanisme qui fit remonter un petit râtelier à pipe d’une dizaine d’emplacement avec une boite à tabac.
- Et avec une bonne pipe de buis et du tabac c’est encore plus agréable n’est-ce pas.
Beth sourit, aucun Orc noble comme elle ne pouvait refuser de fumée une pipe. Fumer c’était honoré le dieu du feu qui avait crée les Orcs. C’était aussi indispensable que de chasser pour se nourrir, que de récupérer les peaux des proies pour se vêtir ou que de se battre pour son honneur. Car si les Nains ont inventé la pipe, reprise par la suite par les autres races, ce sont les orcs les premier qui respiraient la fumée du tabac qu’ils jetaient sur les braises. Mais cela s’était passé il y a très, très longtemps.
Les deux amis passèrent une très bonne soirée, tout en fumant ils pêchaient de belles carpes qui finissaient sur la braise d’un feu portatif que les nains utilisait en voyage. Puis quand la lumière disparu derrière les montagnes, ils rentrèrent dans la maison de Baloing pour finir la veillée, ce dernier avait déjà bu plus que de raison, mais il semblait tellement heureux. Beth lui racontait ses aventures avec sa tribu, ses combats, le nain lui parlait de jeunes filles elfes qui dansaient nues sous la lune ou d’arme qu’il fabriquait dans sa forge.
C’est fort tard que le nain fini par s’endormir sur son fauteuil, Beth le recouvrit d’une couverture pour qu’il ne prenne pas froid et rajouta une dernière branche de chêne dans la cheminée devant laquelle elle s’allongea pour passer la nuit.
Le lendemain matin après un petit déjeuner fait avec des restes de poisson, Baloing donna expliqua à Beth ce qu’il avait en tête.
- Je connais un endroit qui s’appelle la tour d’ivoire, c’est là où se trouvent tous les écrits fait par les Elfes et les Humains. Ce sont les Elfes qui ont construit cette tour avec l’aide des Nains dans les temps anciens, avant l’apparition des Humains. Les Nains avaient construit des mécaniques pour les aider dans le terrassement et ces mécaniques ont été laissé sur place, on en trouve encore dans le cratère qui entoure la tour. Il faut plusieurs jours pour y aller sauf si on utilise un animal rapide et que l’on connaît un meilleur chemin, ce qui est mon cas. Il faut traverser la forêt des hommes lions, c’est un excellent raccourcis mais dangereux. Je vais te prêter mon "dragonnet" de course, il est très rapide et peut transporter pas mal de chose. Car j’aimerai que tu récupères des pièces de métal sur les mécaniques, une dizaine me suffiront. Une fois dans la tour tu pourras poser tes questions aux personnes qui s’y trouvent, elles connaissent l’écriture humaine et t’expliqueront le sens de ce qui est écrit sur la planche de bois.
Après avoir donné ces explications, le nain sortie de sa poche un petit clairon de cuivre. Il souffla dedans et un son agréable en sortie, puis on entendit dans la cours un bruit de course et une porte en bois qui vola en éclat. La barrière de bois était détruite et une créature reptilienne plus grande qu’un Orc se trouvait devant l’entrée de la maison. Une énorme mâchoire, une paire de pattes surdimensionnées et des ailes atrophiées, ce qu’était la créature.
- Voilà "foulecamp", il comprend la langue commune. Nous allons l' harnacher et le préparer pour le départ. Je te donne le clairon qui te permet de l’appeler, ne le perd pas.
Après avoir équipé l’animal d’une selle, d’y avoir mit des provisions pour la route et donner quelques explications quand au maniement de l’animal ainsi que du chemin à prendre. Beth se mit en route.
Elle ne pouvait que constater que l’animal était bien plus rapide qu’elle, il était certainement même plus rapide qu’un Elfe, qui était sans conteste les meilleurs coureurs. Mais les Orcs ne montent pas d’animaux. Ils s’en servent parfois de bas, mais jamais comme les Humains ou les Elfes, cela demande un certain attachement à la créature, et on ne s’attache pas à ce qu’on peut manger. Aussi elle se dit que de toute façon vu qu’il appartenait à son ami, elle ne risquait pas de le manger un jour et que donc ça ne faisait rien si elle l’utilisait.
L’animal ne s’arrêtait que pour manger, elle comprit pourquoi le Nain avait rempli un bon sac de biscuit à la viande comme il appelait. Ne sachant pas qu’elle type de viande, elle n’osa pas y gouter, surtout qu’il en fallait pour le retour et que l’animal était gourmand.
L’animal suivait la route de terre à travers la forêt, les paysages d’arbres quasi identiques et la vitesse de l’animal faillirent lui être fatal car elle avait assoupit son attention et elle ne vit qu’au dernier moment l’énorme masse sortir de derrière un arbre. Mais le "dragonnet" lui la vit et il fit un saut sur le coté pour éviter l’arme. C’était suffisant pour que la machine de combat qu’était Beth se mit en marche. Elle se leva sur la selle et apercevant une des créatures bestiales qui infestait la forêt, elle sauta par-dessus lui pendant que le gourdin ne rencontrait que le vide, et attrapa dans un même mouvement le cou de l’homme lion dans ses bras, puis ses pieds touchèrent le sol et elle n’eut qu’à tirer sur le cou pour le briser net. Elle était une spécialiste de la lutte, qui se nomme le Karbak chez les Orcs. Mais trois autres créatures foncèrent vers elle, aussi il était préférable d’utiliser ses armes de prédilection, ses griffes de combat qui était comme une extension de ses points. Il ne lui fut pas difficile de les vaincre. Elle sortit de sa besace le clairon pour rappeler "foulecamp" qu’elle gratifia de quelques nourritures pour son bon comportement, puis elle repartit au grand galop de l’animal.
En moins d’une journée elle avait fait le parcours qui lui aurait certainement prit 3 jours en courant, c’est alors qu’elle vit à travers les arbres, la longue forme effilée de la tour, elle n’était plus très loin de sa destination. Elle ralentit le dragonnet quand elle arriva devant un pont d’une seule arche qui enjambait un énorme cratère, la seule entrée pour la tour d’ivoire, une véritable place forte, sauf qu’il n’y avait aucun pont levis de visible, que les murs étaient lisses et jaunes, comme de l’ivoire.
Le travail des Nains et des Elfes de l’ancien temps était magnifique, elle ne pouvait que le reconnaitre. Elle s’approcha donc du pont et vit un petit sentier qui descendait à flanc du cratère. Trop étroit pour que le dragonnet puisse y passer, pas pour une Orc aussi agile qu’une chèvre des montagnes.
Elle décida donc d’y descendre pour chercher des pièces de « mécaniques ».
Le cratère était sec et sablonneux avec des amas de rocher, de rare herbe malingre l’envahissaient, comme si l’endroit avait un coté maléfique. Ses griffes de combat aux poings, elle restait sur le qui vive en foulant le cratère. Elle aperçût soudain derrière des rochers un amas de ferraille rouillé. Après une brève inspection elle en conclut que rien ne pouvait être utilisé sur ce qui restait dune mécanique Naine. C’est alors qu’elle entendit un bruit caractéristique de métal, comme une armure qui bouge, mais une énorme armure. Elle fit demi-tour pour voir d’où venait le bruit et c’est une « mécanique » en état de marche qui s’approchait d’elle d’un pas ralentit. Son ami Baloing ne lui avait pas dit à quoi ça ressemblait, ni que c’était encore "en vie".
Haut de trois mètre la chose ressemblait à un humanoïde en armure, sauf qu’il avançait lentement, se tenant avec ses bras qui touchaient le sol pour faire un pas après l’autre. Et il se dirigeait vers elle. Il était évident que la créature ne pouvait pas être animé par un bon sentiment, et si de loin on pouvait la croire indestructible, de plus prêt on s’apercevait que les tôles qui la composait était disjointe par endroit. Avec son marteau de guerre, elle n’en aurait fait qu’une bouchée, mais avec des griffes, faîtes pour frapper la chair, c’était plus périlleux. Elle se souvint d’une prise de Karbak redoutable que l’on appelle le coup du bison, qui consiste en un écrasement du haut vers le bas. Vu la lenteur du monstre, cette prise pourrait certainement le disloquer. Elle se mit donc en action, évitant les bras de la chose, qui fouettait l’air comme pour chercher à l’attraper et frappant des deux poings serrés sur le dos de la créature. Chaque coup faisait résonner un son plaintif sur les pièces mécaniques à l’intérieur, jusqu’à ce qu’enfin au bout d’une dizaine de coup, quelques choses se casse et bloque ses mouvements. Aider par une grosse pierre, il fallut de nombreux essais pour le démantibuler et pour en récupérer de nombreuses pièces qui furent mises dans un sac. Elle n’eut plus qu’à sortir du cratère et rejoindre le "dragonnet" pour attacher sur la selle son précieux chargement, puis elle se dirigea vers l’entrée de la tour
Les deux gardes humains à l’entrée ne lui posèrent aucune question, ils étaient habillés en tenues d’apparat Elfique, très peu efficace en combat il n’était là que pour la forme, elle rentra donc pour se retrouver dans une petite pièce au milieu duquel se trouvait un comptoir en bois derrière lequel on pouvait voir une jeune femme humaine.
Les Grands Orcs, souvent appelés les Orcs Nobles sont impressionnants. Bien qu’ayant un visage beaucoup plus fin que les autres orcs, les guerriers males dépassent souvent les deux mètre dix et les femelles font plus d’un mètre quatre-vingt-dix, pour un poids respectif de 130 et 100 kilo. Beth avait une grande taille hérité de son père Hestui, elle faisait dans les deux mètre, mais bien que plus fine qu’un mâle guerrier, sa masse était de cent dix kilo. Leur peau est de couleur vert, plus claire que les gobelins ou que les Orcs primitifs.
Quand Beth s’approcha du comptoir, l’humaine blanchit et sembla vouloir chercher à disparaitre derrière le meuble de bois. Mais ça ne gênait pas l’orc, c’était souvent l’effet que les membres de son peuple faisait. Elle prit la planche de bois et la posa sur le comptoir, puis prit la parole.
- Humaine, je cherche à comprendre ce qui est écrit sur ce morceau de bois.
La femme sembla se regonfler un peu, elle prit la planche et lu à haute voix la phrase.
- J’entends les mots, mais je ne comprends pas le sens, n’y a-t-il pas ici un ancien qui puisse m’aider ?
Le ton était ferme, mais la voix de l’Orc étant naturellement grave, pouvait faire vraiment peur, l’humaine brusquement se leva et se dirigea presque en courant vers une porte qui se trouvait derrière elle pour y disparaître. Beth resta là à attendre.
Elle n’attendit pas trop longtemps, un elfe en robe de mage ouvrit la porte, suivit de l’humaine. Il s’approcha vers le comptoir et salua l’orc dans sa propre langue.
- Tekmal vorkon
- Je te salue aussi ancien, car peu de ta race parle l’Orc, tu dois donc être un sage parmi les tiens, mais je ne suis plus vorkon, mais feûûl.
- Être une femme orc ou une mère n’est pas la même chose en effet pour ceux de ton peuple, excuse moi si je t’ai froissé. On m’a dit que tu cherchais à connaitre le sens de certain mot, c’est une bonne chose que d’apprendre, aussi je vais te dire ce qu’il en est. Vacances veut dire pour les humains un temps de repos, qui est prit sur le temps ordinaire. Il a donc une durée. Un mois est plus petit qu’une saison, il y a quatre saisons et douze mois. La fin du mois actuel pour les humains sera dans sept jours à partir d’aujourd’hui. Donc je peux conclure que celui que tu cherches sera de retour dans sept jours.
- Je te remercie ancien, mais que peuvent faire les humains pendant cette période pour qu’on ne les trouve pas chez eux.
- Très bonne question en effet, la plupart du temps ils s’en vont voir leur famille où leurs amis, avec qui ils font des veillées, des fêtes, des repas. Certain vont visiter d’autre région, pour apprendre comment les personnes y vivent, qu’elles sont leur coutumes et leurs traditions, d’autre encore font des activités physiques qu’ils ne peuvent pas faire en temps normal, monter sur un animal, apprendre le maniement des armes. Voilà des exemples.
L’Elfe souriait à l’Orc, comme si les guerres anciennes n’avaient jamais eu lieu. Beth savait que certain Elfe pouvait lire dans les esprits des faibles, mais elle se savait assez forte pour que ça ne soit pas possible avec elle. Elle savait aussi que certain Elfe avaient des dons de prophéties, comme certain shaman Orc. Elle sourit elle aussi au bout de quelques secondes de réflexion.
- Je te remercie sage parmi les anciens, je viens d’apprendre une chose nouvelle, que je vais apprendre à mon tour à ma tribu. Que l’eau coule toujours sous tes racines.
Après avoir dit l’antique formule de salut des Elfes, elle fit demi tour et s’en alla ; après avoir récupérer la pancarte de bois. Et sortie de la tour.
- L’Elfe lui répondit à son tour. Et que le feu brûle toujours dans ta poitrine.
La formule de salut des anciens Orcs, qu’il avait apprise il y a des éons, de la bouche d’Hestui lui-même. Et pendant qu’elle lui faisait un geste de salut, Beth cria très fort sur le pont de pierre " foulecamp" vient ici, avant de sonner du clairon.
Le retour fut tout aussi rapide, même s’il se passa en partie de nuit, la lune était suffisante pour qu’elle y voit, car son peuple a une excellent vision de nuit et le "dragonnet" ne semblait pas gêné non plus.
C’est donc au matin qu’elle arriva à l’entrée du village de Baloing et qu’elle se dirigea directement vers la forge du Nain. Après lui avoir donné le sac qui contenait les pièces de métal et rendu le clairon, elle lui expliqua tout ce qu’elle avait apprit du sage Elfe qu’elle avait rencontré à la tour d’ivoire. Baloing se lisait la barbe de la main pendant les explications et buvait un coup de « remède » à chacune des nombreuses approbations.
- Pour conclure Maître forgeron, je suis donc moi-même en vacances depuis quelques, je suis venue vous voir mon ami, nous avons mangé, pêché et fait une veillée, puis je suis partie découvrir un autre pays en montant pour la première fois sur un dragonnet de course, je me suis battue contre des créatures que je connaissais pas et pour finir j’ai appris des choses sur une coutumes étrangères.
- Voilà une très bonne chose Beth, je suis content que tu es passé une partie de tes vacances avec moi, que compte tu faire maintenant.
Le visage de l’Orc s’éclaira soudain.
- Je vais retourner auprès de ma tribu et leur apprendre cette coutume, nous l’ajouterons aux nôtres, et pendant six jours nous pêcherons, fumerons et ferons du Karbak, car à la fin de ce mois les humains seront de retour chez eux. Et nous aussi nous reviendrons à ce moment là, car je n’aime pas trouver porte close quand je fais un pillage...
|