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HordeGame : RP des vacances des Seigneurs de Guerre.
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--toto38--
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Chef Modérateur
12/08/11 à 13:10:06


[HRP]

Bonjour à tous,

Ici seront postés uniquement les RP du concours.

Nous nous réservons le droit de supprimer les posts HRP.
Un autre sujet est dédié aux posts HRP.

Bonne chance à tous.

[HRP]





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erwan-guirou
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Membre
12/08/11 à 18:30:47
Après l'effort, le réconfort

Après une belle journée d'été du mois d'août et de nombreuses guerres incessantes, erwan-guirou prit une semaine de vacances. Pour commencer son épopée, il partit en Chine où le premier jour au soir, il alla au restaurant pour manger du chien mais il n'apprécia pas cette viande qui n'était pas très gouteuses car chez nous en France, on ne mange pas de chien au contraire on l'élève domestiquement. Ceci le rendit malade et le deuxième jour, il préféra continuer ses vacances aux Etats-Unis. Arrivée en Floride, il se dirigea vers la maison qui lui fut attribué. Ce jour-ci, il alla à la mer. En revenant, il prêta attention aux alligators, sur le coup n'étant pas habitué, il se dépêcha de rentrer chez lui. Mais au fil des heures, il s'habitua à leur présence. Puis le lendemain, il adopta 2 alligators et les nourrit. Le quatrième jour de ses vacances était consacré à ramener ses 2 alligators dans son village en France, après les avoir rentré dans sa maison de seigneur des guerres, il alla faire le tour de son village pour voir si tout était en ordre puis il rentra chez lui pour préparer son départ en Espagne. Le cinquième jour venu, il partit en Espagne laissant des provisions à ses alligators. Arrivée en Catalogne, il alla se reposer. Et le lendemain, étant en pleine forme, il passa une à la corrida et le soir, il mangea au restaurant de la paëlla et ensuite, il alla se baigner à la plage. Et voici le dernier jour, erwan-guirou quitta l'Espagne pour finir l'épopée de ses vacances. Mais arrivée à son village, celui-ci le trouva dévasté, chez lui plus personne ni même ses alligators. Une nouvelle guerre a été déclaré.

Dead'Lee
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Membre
12/08/11 à 22:55:10

Comme vous le savez tous, Lee avait pu goûter au repos éternel par le passé. En effet celui-ci avait été assassiné après avoir été forcé à voir des brigands abuser de sa femme puis la tuer.La puissance de son amour pour elle le ramena à la vie sous le nom de Dead'Lee.

Après des mois d'entrainement acharné dans le but de punir les brigands, il décida de prendre quelques jours de repos. Ce repos représentait le calme avant la tempête, il s'en servirait pour calmer son envie de vengeance, afin d'être totalement maître de lui même lorsqu'il aurait retrouvé les assasins.


Cet homme, un Dead'Walker, entreprit alors un voyage dans le monde des déchus, Blaroth. Son périple devait durer 7 jours, il devait donc se hâter de rejoindre Blaroth pour y séjourner quelques jours. Habitant dans une contrée éloignée du nom d'Elennos, il prépara ses affaires pour le départ, sella son cheval et se mis en route.

Le soleil se levait lorsqu'il quitta sa résidence à l'aube du premier jour. En compagnie de Pharos, son fidèle étalon, il commença son périple à travers les plaines d'Elennos. Après 2h de chevauchée, il fit la rencontre d'une créature pour le moins étonnante. En effet, cette drôle de créature était petite, les muscles saillants sous un fin pelage brun, des yeux vifs et une bouche  plus animale qu'humaine ornait son visage. Elle répondait au nom de Garath. Lee entâma alors une discussion passionée avec la bête.

Heureux de cette conversation, il prit congé de Garath, remonta sur Pharos et reprit sa route. Il chevaucha sans halte jusqu'au moment où la faim se faisait sentir dans son estomac. Il avait alors quitté Elennos, parcouru Fangar d'une traite et avait atteint la contrée de Burren. Il descendit de cheval, laissant Pharos se reposer et brouter à loisir. Il entreprit d'allumer un feu et se prépara un déjeuner. Ayant mangé à sa faim, il s'accorda une petite sieste pour digérer son copieux repas.

Quelques temps après il se remit en route à travers la forêt de Burren, dépassa les marais de Crazo et continua sa chevauchée jusqu'au crépuscule. Il avait alors fait une halte dans la ville libre de Minar Bald. Ayant prit le soin d'emporter avec lui une bourse de pièces d'or, il s'offrit une nuit confortable en chambre d'hôte, laissent son cheval à l'écurie, il alla à la taverne commander à boire et à manger. La taverne était bruyante des rires sonores des ivrognes. Il vit dans un coin de la salle une jolie demoiselle et appela le tavernier pour quérir des informations à son sujet:


"- Tavernier ! Qui est-donc cette femme installée toute seule ?
- Il s'agit de Morri, la fille du Seigneur de Minar Bald. Personne n'ose l'approcher et je vous déconseille d'aller lui parler.
- Merci bien Tavernier, offrez lui donc une pinte de ma part.
- Comme il vous plaira.."

Le tavernier s'éxécuta, la jeune femme regarda Lee sans discrétion, lui tendit la pinte et en bu quelques gorgées. Intriguée par la jeune femme, Lee alla la rejoindre. L'accueil ne fut pas chaleureux mais l'ambiance se détendit et Morri discuta avec lui jusqu'à une heure tardive. Lee lui offrit de se reposer dans sa chambre, lui dormirait sur le canapé. Elle accepta de rester avec lui pour la nuit. Le matin à l'aube, Lee laissa une note à Morri qui dormait toujours ainsi que quelques pièces d'or pour payer la nuit et les consommations de la veille. Il se diriga vers l'écurie, sella son cheval et continua son voyage au confin du monde connu.

Après une journée d'épouvante chevauchée sur un sol inégal, Pharos ne pouvant plus avancer, Lee installa son campement dans une grotte des montagnes des Tiras, mangea puis commença à s'endormir. Il n'avait vu personne de la journée et s'était seulement arrêter pour déjeuner dans la journée. Plongé dans un sommail profond, il rêva de Morri la nuit durant. Quelque peu courbaturé au réveil, il alla à la rivière à une demi-lieue de la grotte pour se laver et se revigorer. Il y remplit également son outre et sa gourde car ce serait probablement un des derniers points d'eau potable qu'il croiserait.


La traversée des montagne fut difficile et longue, Pharos, agile par nature rencontra des difficultés sur ce terrain pentu et rocailleux. Forcé de monter jusqu'aux sommets enneigés des Tiras, il se couvrit de sa laine de cerf et se hâta davantage. Après une demi journée de chevauchée dans la rocaille puis dans la neige, il se retrouva face aux portes de Blaroth. Il laissa son cheval à l'entrée de Garoth, déposant quelques provisions au sol pour Pharos (pommes, foin, orge..) puis continua à pied dans la noirceur de la cavité qui l'emmenait au royaume des Déchus. Après un temps incalculable à marcher à tâtons dans l'obscurité, il atteignit enfin le coeur du royaume des Déchus. Il s'installa prêt de la Source Cristalline, puis éreinté, se coucha sans même manger.


Réveillé par le mumure des Déchus pendant ce qui devait être la nuit du troisième au quatrième jour, il émergea de son dur sommeil et aperçut au loin des ombres à moitié dissimulée. N'y prêtant pas attention il se rapprocha de la Source Cristalline, se dévêtit et s'assit en tailleur sous la chute d'eau, il resta en méditation des heures durant, sous les coups de l'eau glacée. Le corps violacé dû au froid, il sortit de l'eau se sécha et se rhabilla, retourna à son campemant et entama ses victuailles.


Il avait fallu à Lee prêt de 3 jours de chevauchée quasi-continue pour arriver en terre Blaroth, il ne pouvait donc pas trainer pour rentrer chez lui, il prit tout de même le temps de dormir après son repas, il recommenca à méditer mais cette fois-ci prêt de la Rivière Ecarlate, rivière de lave en fusion. Baigné dans la fumée volcanique, il purgea son corps en transpirant par tous les pores. Après 2 bonnes heures passées dans ce sauna naturel, il retourna à la Source Cristalline pour se laver de la transpiration. Il dormi jusqu'à ce que son besoin de sommeil soit comblé.


Nous étions donc le matin du cinquième jour lorsque Lee entreprit de quitter Blaroth pas de difficulté à rejoindre les Portes du Royaume des Déchus, et retrouva son fidèle Pharos, l'attendant patiemment. Lee brossa son cheval, le fit boire et manger le sella et se remit en route. Le voyage de retour fut moins difficile pour Lee comme pour son cheval. La nuit du sixième jour, il s'arrêta à nouveau à Minar Bald, chercha du regard la belle Morri mais ne la trouva point. En allant se coucher, il se promis de revenir la trouver pour l'emmener avec lui une fois sa vengeance accomplie.

Il ne vit pas non plus de trace de Garath en revenant à Elennos mais croisa son ami Iluv' à qui il conta son périple à travers le continent Zholébien. il l'invita à manger chez lui pour pouvoir converser plus à leurs aises, ce que Iluv' accepta avec plaisir.

La semaine que venait de se dérouler était passée à une vitesse folle pour notre ami Lee. Il était désormais prêt à aller à la recherche des brigands qui hantent son passé et ses nuits..

Nounouch
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Membre
14/08/11 à 23:49:43
Un beau matin ensoleillé surgit à l’horizon. Je me réveille toute contente de pouvoir flemmarder dans mon lit bien douillet et soyeux, comme je l’avais fait la veille. J’avais flâné toute la journée avec pleins de projets en tête pour mes vacances avant une éventuelle guerre que me réclamait sans cesse mes compagnons. Je projette donc deux semaines de repos et je compte bien en profiter pour aller festoyer, m’amuser, délirer, visiter le monde. Mais un vacarme à ma porte m’arrête soudain dans cette flemmardise.

Qui ose troubler mon repos, dis-je à haute voix?

C’est nous, Dame Annouchka.

Comment ça, nous ? Qui que vous soyez revenez dans deux semaines! Je suis en vacances.

Dame Annouchka, nous voulons guerroyer dans les contrées inconnues comme vous nous l’avez annoncé, il y a de cela plusieurs mois. Nous sommes vos Compagnons de Sang, laissez-nous entrer.

Je réfléchis à ce que j’ai bien pu dire et aussi de reconnaître les voix. Tout en réfléchissant, ils continuèrent à tambouriner. J’ai sursauté car j’étais dans mes pensées. Je me suis levée le plus rapidement possible et je me suis vite habillée. Et j’ouvris la porte. Là, je reconnus mes Frères de Sang.

Entrez, mais rafraîchissez-moi la mémoire en faisant bref.

Il y a deux mois environ, vous nous aviez promis une guerre et nous avons cherché contre qui nous voulions combattre.

Elle acquiesce.

Poursuivez.

Et bien nous voulons combattre les gaulois, accepteriez-vous que l’on envoie une missive?

Bon je vais m’y coller (marmonne-t-elle)

J’écris la missive et l’a fit porter par un messager.
Celui-ci revint avec la réponse et me la remet.

Je déplie et la lis
: « Nous acceptons de guerroyer contre vous mais  à une condition c’est que vous équilibriez les combattants et que vous soyez pas plus de 11 guerriers. »

J’étais entrain de me souvenir de ceux qui voulaient combattre. Mince, nous sommes 12. Mais réfléchissant à une astuce.
Une idée subite m’arriva.
Youppie, je ne combattrai pas et je pourrai continuer à flemmarder tranquillement.
Et hop je renvoie le messager avec ma réponse. Celui-ci revint avec la réponse.

Je déplie et lus à nouveau
: « Nous acceptons votre guerre. »

Youppie, vive les vacances. Mais ma joie a été interrompue par un autre courrier.
J’ouvris l’enveloppe et tout d’un coup, je m’écroule sur le sol. Et je lis à haute voix
: « Nous avons le regret que si le chef ne combat pas, nous sommes désolés mais nous pouvons vous livrer bataille. »

J’hallucine et je relus à nouveau; mais je n’avais pas vu qu’il y avait une suite dans cette lettre. Mais la suite, j’ai eu du mal à déchiffrer au point qu’une migraine atroce se pointa. Hélas moi qui croyais pouvoir passer mes vacances à flemmarder et bien le sort en à décider autrement.
« Nous avons réussi à convaincre d’autres guerriers à nous rejoindre afin que vous, chef des Frères de Sang combattiez aux côtés de vos compagnons. »

Je renvoie une dernière missive : « J’ai bien reçu votre missive, je combattrai mais j’aurais préféré flemmarder. Bonne guerre à nos hordes. »

J’avertis mes Frères de Sang que la guerre aura bien lieu et donc adieu mes vacances. Dur d'être chef.


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Karn
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Membre
19/08/11 à 12:29:55
Ça se passe y'a une semaine en fait. C'est l'histoire de tonton Karn le touriste mexicain qui allait pour prendre l'avion vers la France. Strasbourg était sa destination, en effet Karn aimais beaucoup les saucisses. Seulement il eu un problème... Il s’endormit en regardant la télé, et se réveilla un peu en retard pour partir à l'aéroport

Nom d'une pipe, je suis en retard !!

Il pris sa valise, son pyjama et c'est lunettes de soleils, et parti en courant à l'aéroport... Seulement il rata son avion. Du coup il demande s'il n'y avais pas d'autre avion pour Strasbourg. L'hôte lui dit que non, du coup tonton Karn mis son pyjama, et décida de faire un camping en plein aéroport. Au bout de 2 jours, il reparti chez lui pour mener une vie paisible, et retrouver ses poules et sa perruche Mathilde.


C'était l'histoire des vacances au soleil de l'aéroport du Mexique.





Secret (cliquez pour afficher)
Merci d'avoir lu, c'est très gentil de ta part. Je voulais quand même tenir à faire une dédicace au jury qui a interêt de voter pour moi sous peine de représailles . Ensuite à Valtintin avec qui je partagerai mes PO car je vais gagner tous les prix à moi seul. Ensuite à la modération qui fait très bien son travail, je vous soutien. A tous ceux qui partent du jeu, on pense à vous.. A tous mes copains de la vie de tous les jours, c'est les vacances donc j'ai la paix, cool. A tous mes potes du 92, du 93 et du 94, ça tombe bien car j'en ai pas la-bas.

Voilà, merci à tous, votez pour moi !

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Amos
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Modérateur
22/08/11 à 12:56:26
Citation :
Narrateur
Amos
Général
Ami



Quelques Semaines Plus Tôt


-Mon Seigneur, une armée de barbares s’avance vers notre forêt, lourdement armés et fort nombreux.

Amos prit mal la nouvelle, une guerre pendant les vacances. En plus des barbares. Surtout que les elfes n’aiment pas ces hommes répugnants qui salissent la race humaine.

-Très bien général, faites préparer notre armée et que les villageois s’apprêtent à quitter leurs  huttes.

Le général, un homme robuste, inclina la tête d’un mouvement sec pour approuver puis salua son roi d’une révérence et partit en courant.

Amos se trouvait sur le balcon, le plus haut de sa résidence qui était taillée dans le plus gros arbre de la forêt, lorsque son général était venu lui annoncé la nouvelle. De cet endroit il pouvait admirer la partie nord de la forêt et suivre les affaires du village.

Amos était soucieux, des centaines d’elfes étaient trop faibles pour faire la guerre comme les vieillards ou les enfants et même les femmes pas assez robustes. Mais ce qu’il l’inquiétait le plus c’était de ne pas avoir de descendant si jamais il devait tomber au combat. Il devra rester en vie, et si il y parvient, il aurait tout le temps d’aimer une elfe, de la combler et d’assurer une descendance.

Des pas le rappelèrent à la réalité, c’était son vieil ami malheureusement il devra rester ici puisqu’il a été gravement blessé il y a quelques années ce qui l’empêche de combattre.


-Amos, j’ai appris que nous étions attaqué et tu es ici en train de rêver. Va te préparer,  ton peuple t’attend, tu dois le mener à la victoire.

Amos le regarda droit dans les yeux.

-Je menerai l’armée mais toi tu devras guider les villageois. Allez vous cachez en lieu sûr et si jamais je dois mourir sur le champ de bataille, tu deviendras roi.

Amos prit son ami dans ses bras et le serra chaleureusement. Il le salua une dernière fois puis alla se préparer.

Il se dirigea d’abord vers la salle des trésors où étaient entretenus l’armure et l’épée qui ont servi tout les rois jusqu’à présent. La lame de l’épée brillait au contact avec l’elfe et les pierres précieuses qui décoraient son armure se sont mises à briller.

Les servants l’aidèrent à attacher sa cuirasse puis ses jambières. Amos rangea son épée dans le fourreau qui se trouvait dans son dos. Ensuite il passa par l’écurie où son cheval avait été préparé. Il l’enfourcha et partit au galop rejoindre ses compagnons de guerre.
Arrivé aux côtés du général, il encouragea une dernière fois les guerriers qui l’accompagnaient.


-Soldats, aujourd’hui nous allons nous battre pour la survie de notre peuple. Je sais de quoi vous êtes capables alors faites honneur à votre patrie. Vous savez que certains d’entre vous ne rentrerons peut-être pas chez eux mais nous n’oublierons pas leurs noms. Alors avançons ensemble et revenons victorieux.

Amos avait élevé la voix au fur et à mesure qu’il avançait dans son discours ce qui motiva ses frères d’armes qui montrèrent leur accord en criant et tapant des pieds.

Le Seigneur des elfes prit les devant de son armée en direction de la plaine, la peur au ventre mais aussi l’envie de sauver ses congénères.



Aujourd’hui


Amos avait le visage couvert de sang mais il était encore en vie et une partie de l’armée adverse avait été anéantie avant qu’elle se replie. Les elfes avaient subi peu de pertes et Amos fût soulagé de voir que ses semblables se relevaient sans trop de difficultés. Depuis plusieurs semaines qu’ils combattaient et la fatigue commençait à se faire ressentir mais ses soldats restèrent souder ce qui était bon signe pour le reste de la guerre.

Amos ordonna à ce qu’on reste ici pour passer la nuit et chacun en profita pour souffler et panser ses blessures. Amos donna une heure de rendez-vous à son général et aux différents lieutenants pour discuter de l’organisation des jours à venir. En attendant, pendant que le général répartissait les tours de garde et les différentes tâches, le roi se promena dans les bois. Il aperçût une rivière, il enleva son armure et la tunique qu’il portait en dessous puis plongea à l’eau. Il fît quelques brasses puis retourna au camp vêtu de sa tunique et traînant son armure. La tente royale était déjà montée et les elfes qu’il avait convoqués l’attendaient autour d’une longue table. Amos les salua puis prit place sur son siège. Ils discutèrent jusqu’au coucher du soleil, ils mangèrent ensemble et trinquèrent à leur future victoire. Ensuite tout le monde retourna dans sa tente.

Amos lava son armure et son épée avant d’aller ce coucher, lorsqu’il eut fini, il pria les dieux puis se jeta sous sa couverture.

Son sommeil fût interrompu au milieu de la nuit par les gardes qui avaient l’air paniqué. Il enfila son armure et couru dehors son épée en main Ce qu’il vu l’horrifia, une armée nettement plus importante que celle des elfes s’approchait rapidement. Le véritable combat allait commencer, ce serait certainement la dernière bataille.

Les elfes attendaient l’ennemi depuis quelques minutes et toujours rien mais Amos obligea ses soldats à rester vigilants. Il eut raison puisque l’ennemi chargeaient des milliers d’hommes se jetèrent sur eux. Ils se battaient avec courage mais cela ne suffisait pas, l’ennemi était trop nombreux. Ils commencèrent à faiblir quand soudain une pluie de flèches tomba sur l’ennemi, Amos ne prit pas le temps d’essayer de comprendre d’où cela venait et se jeta sur le chef des barbares. La lutte ne dura pas longtemps, Amos était plus rapide que le barbare et prit vite le dessus. Il coupa la tête de ce monstre puis l’embrocha comme trophée de guerre.

La mort du chef provoqua la fuite des soldats encore en vie. Amos vérifia d’abord que les elfes encore en vie sachent se relever puis partit à la recherche de ses sauveurs.
Il fût surpris de voir son vieil ami accompagné des jeunes du village chacun armé d’un arc et son carquois. Son ami lui expliqua qu’après le départ de l’armée les villageois voulaient aider son peuple, comme les vieillards n’étaient plus assez fort pour s’entraîner, ils ont enseigné le tir à l’arc aux plus jeunes.

Chaque soldat retrouva sa famille et ceux qui étaient morts étaient enterrés par leurs proches.
Mais cela n’empêcha pas les elfes de faire la fête.

Finalement, les vacances n’avaient été que guerres mais il restait quelques jours pour profiter.




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Beth
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Membre
24/08/11 à 22:37:16
...En vacances, de retour à la fin du mois...

L’armée Hestui était arrivée au petit matin devant la cité humaine.  Malgré la distance assez grande ils avaient avancé à marche forcé pour être là au meilleur moment pour donner l’assaut, les lueurs de l’aube ne permettraient pas aux gardes encore ensommeillés de les voir se précipiter sur leur murs et leurs portes.

La mise à sac allait pouvoir commencer et juste avant que la main de leur chef se lève pour en donner l’ordre, un éclaireur remonta les troupes en agitant sa bannière.

Le vieux chef orc se tenait à coté de la chef de la tribu des Hestuis et s’approcha de lui  d’un pas rapide pour savoir ce qu’il se passait. Après un rapide conciliabule, il revint  vers sa chef en tenant dans sa main une planche de bois

- Il y avait se panneau cloué sur la grande porte de la cité, il a les signes humains dessus et apparemment la cité est vide, que faisons-nous ?

L
es Orcs ont une culture orale, les Grand Orcs comme la tribu des Hestuis ont une culture immense, transmise principalement par les shamans, elle est apprise par cœur par tous les membres de la tribu. Aussi  l’écriture est une énigme pour eux, bien qu’ils en comprennent le but, il trouve ça absurde, il vaut mieux tout savoir, car les papiers et parchemins peuvent être détruits, alors que tant que les orcs sont debout, ils emmènent leur savoir avec eux.

- Hum ! Cela veut surement dire une chose importante sinon les humains ne l’auraient pas mis là et donc on ne peut pas attaquer sans savoir ce que ça veut dire. Nous ne sommes pas des Orcs inférieurs sans cervelle, nous sommes la grande tribu des Hestuis, réputée parmi les autres Grands Orcs pour avoir le plus d’honneur.
Vous allez établir un camp de siège, je vais partir avec le panneau de bois pour aller demander ce que ça veut dire, nous ne sommes pas loin de chez un ami à moi qui pourra surement m’aider.


Ne voulant pas s’encombrer pour allez plus vite, elle ne prit avec elle que le strict nécessaire. La planche de bois était attaché sur son dos comme un bouclier, à sa ceinture était attaché une gourde calebasse remplit d’eau fraiche et du pemmican dans une feuille de vigne attaché par une cordelette de cuir et dans ses mains elle tenait ses griffes de combat qu’elle appelait ses  « tornades de sang ».

Les Orcs sont des coureurs quasiment infatigables  et s’ils courent moins vite qu’un humain ou un elfe, ils compensent par leur endurance supérieure à tout autre.  Les Orcs répugnent à monter sur des animaux pour aller plus vite, ça ne fait pas partie de leur culture, on ne monte pas sur une bête qu’on peut manger, c’est  comme ça.  

Beth s’élança en direction de la montagne au loin, son armure légère était comme une seconde peau, elle ne la gênait pas du tout, des années d’expérience et d’entrainement faisait d’elle une véritable machine, aussi  bien pour la course que le combat, le voyage vers la maison de son ami Baloing ne durerait que la journée. Elle prit une foulée moyenne puis accéléra dès qu'elle se sentit dans un bon rythme.

Le petit village Nain était difficile à trouver. Il était dans une petite vallée entre les montagnes, dont l’entrée était cachée par une forêt d’énormes conifères.  Elle y était venu pour la première fois quand elle était jeune, avec son père et son frère ainé, puis d’autres fois plus tard, quand elle avait du se faire une armure légère de meilleur qualité, puis pour la fabrication de son marteau de combat.

Les gardes à l’entrée la laissèrent passer dès qu’ils virent l’emblème de l’ours qu’elle portait autour du cou, l’emblème de la tribu des Hestuis, car les nains qui habitaient ici étaient leurs amis depuis de nombreuses générations. Depuis une bataille mémorable où ils les avaient tous libérés d’une tribu renégate d’orcs inférieurs qui les avait prit en esclavage. Les Hestuis étaient des Grands Orcs, libre d’aller où bon leur semblait, ils haïssaient l’esclavage plus que tout et ils haïssaient les orcs inférieurs encore plus, dégénérés, ils devaient être exterminé.

Durant l’hiver les nains fabriquaient les objets qu’ils allaient vendre l’été dans les villes humaines, le village était donc  presque vide, mais elle savait qu’elle y trouverait le vieux nain Baloing, qui ne sortait plus de sa forge qu’une seule fois l’an, pour aller dans les villes elfique où l’on célébrait la fête du Printemps, car il aimait par-dessus tout voir danser les jeune filles elfes.

Il était là, assit à l’entrée de sa forge, à se dorer au soleil, le visage toujours aussi  rouge, en train de boire son « remède », comme il l’appelait. Elle s’approcha jusqu’à être qu’à un pied en face du vieux nain. Il leva alors la tête et son regard un peu trouble redevint soudain très clair.

- Par la barbe de mes ancêtres, je ne connais qu’une seule femme orc de cette taille et de cette beauté. Beth ! Que voilà une agréable visite.
- Bonsoir Maître forgeron, cela faisait bien des saisons que je vous ai vu et je suis heureuse de savoir que l’amitié des Hestuis est toujours présente chez ceux de votre peuple.
- L’amitié des Hestuis restera toujours présent dans notre village, mais l’amitié de ta famille restera toujours dans mon cœur, n’oublie pas que ton père était mon amis, et que tu avais ma taille la première fois que je t’ai vu. Que c’est moi qui t’es fabriqué cette armure, pour une somme modique ainsi que des griffes de combat. Mais rentre donc chez moi, allons nous asseoir à coté de du feu de la forge et discutons.

La vieille formule rituelle était dite et les deux amis rentrèrent donc dans la forge pour aller s’installer à coté du fourneau, le nain rajouta du charbon, pendant que l’orc attisait le feu avec l’énorme soufflet, puis ils s’assirent sur des petits tabouret et elle lui raconta la raison de sa visite et elle lui montra la pancarte de bois.

- Hum ! il est écrit  "En va…can…ces, de retour à la fin du mois". Je ne sais pas ce que veux dire le premier mot, par contre un mois c’est une mesure de temps chez les humains, plus petite que les saisons, car les humains vivent moins longtemps que les trois premières races qui ont vu le jour sur Zholeb et ont inventé un autre système, ce qui est absurde vu que celui des anciennes races est le meilleur.

Beth acquiesça en secouant la tête, les humains n’étaient pas appréciés car ils n’avaient pour l’immense majorité aucun honneur et de plus ils cherchaient à tout s’accaparer partout où ils se trouvaient et à modifier à leur convenance. Il restait un mot inconnu et cela pouvait changer beaucoup de chose, leurs eaux ou leurs aliments pouvaient être empoisonnés, les maisons envahies par des blattes à gaz, ou tout un tas d’autre chose, qui pouvait rendre le pillage dangereux, voire inutile.

Voyant la mine déconfite de son amie, Baloing se leva. Je pense avoir une solution pour toi Beth, mais il se fait tard pour moi, aussi avant d’aller manger je voudrai te montrer quelques chose. Il l’emmena de l’autre coté de la forge, dans une petite cour qui donnait accès à sa maison. Le nain se dirigea vers un petit portail de bois qui les emmena via un petit sentier vers une mare.

- J’ai fait creusé ça il y a quelques années, elle est alimentée par le torrent qui coule dans la vallée, et j’y ai mis de belles carpes, comme ça je n’ai pas besoin d’aller bien loin pour pêcher. Est-ce que tu te rappelles la fois où nous sommes allez pêcher avec ton père ?

Un sourire malicieux dans l’œil il montra du doigt un petit embarcadère en bois, sur lequel se trouvait deux tabourets, ainsi qu’un râtelier à canne à pêche et un coffre de bois.

- Que dirais-tu de pêcher notre repas du soir et ce n’est pas tout regarde ce qu’il y a dans le coffre.

L’Orc souleva le couvercle ce qui déclencha en même temps un mécanisme qui fit remonter un petit râtelier à pipe d’une dizaine d’emplacement avec une boite à tabac.

- Et avec une bonne pipe de buis et du tabac c’est encore plus agréable n’est-ce pas.

Beth sourit, aucun Orc noble comme elle ne pouvait refuser de fumée une pipe. Fumer c’était honoré le dieu du feu qui avait crée les Orcs. C’était aussi indispensable que de chasser pour se nourrir, que de récupérer les peaux des proies pour se vêtir ou que de se battre pour son honneur. Car si les Nains ont inventé la pipe, reprise par la suite par les autres races, ce sont les orcs les premier qui respiraient la fumée du tabac qu’ils jetaient sur les braises. Mais cela s’était passé il y a très, très longtemps.

Les deux amis passèrent une très bonne soirée, tout en fumant ils pêchaient de belles carpes qui finissaient sur la braise d’un feu portatif que les nains utilisait en voyage. Puis quand la lumière disparu derrière les montagnes, ils rentrèrent dans la maison de Baloing pour finir la veillée, ce dernier avait déjà bu plus que de raison, mais il semblait tellement heureux. Beth lui racontait ses aventures avec sa tribu, ses combats, le nain lui parlait de jeunes filles elfes qui dansaient nues sous la lune ou d’arme qu’il fabriquait dans sa forge.

C’est fort tard que le nain fini par s’endormir sur son fauteuil,  Beth le recouvrit d’une couverture pour qu’il ne prenne pas froid et rajouta une dernière branche de chêne dans la cheminée devant laquelle elle s’allongea pour passer la nuit.

Le lendemain matin après un petit déjeuner fait avec des restes de poisson, Baloing donna expliqua à Beth ce qu’il avait en tête.

- Je connais un endroit qui s’appelle la tour d’ivoire, c’est là où se trouvent tous les écrits fait par les Elfes et les Humains. Ce sont les Elfes qui ont construit cette tour avec l’aide des Nains dans les temps anciens, avant l’apparition des Humains. Les Nains avaient construit des mécaniques pour les aider dans le terrassement et ces mécaniques ont été laissé sur place, on en trouve encore dans le cratère qui entoure la tour. Il faut plusieurs jours pour y aller sauf si on utilise un animal rapide et que l’on connaît un meilleur chemin, ce qui est mon cas. Il faut traverser la forêt des hommes lions, c’est un excellent raccourcis mais dangereux. Je vais te prêter mon "dragonnet" de course, il est très rapide et peut transporter pas mal de chose.  Car j’aimerai que tu récupères des pièces de métal sur les mécaniques, une dizaine me suffiront. Une fois dans la tour tu pourras poser tes questions aux personnes qui s’y trouvent, elles connaissent l’écriture humaine et t’expliqueront le sens de ce qui est écrit sur la planche de bois.

Après avoir donné ces explications, le nain sortie de sa poche un petit clairon de cuivre. Il souffla dedans et un son agréable en sortie, puis on entendit dans la cours un bruit de course et une porte en bois qui vola en éclat. La barrière de bois était détruite et une créature reptilienne plus grande qu’un Orc se trouvait devant l’entrée de la maison. Une énorme mâchoire, une paire de pattes surdimensionnées et des ailes atrophiées, ce qu’était la créature.

- Voilà "foulecamp", il comprend la langue commune. Nous allons l' harnacher et le préparer pour le départ. Je te donne le clairon qui te permet de l’appeler, ne le perd pas.

Après avoir équipé l’animal d’une selle, d’y avoir mit des provisions pour la route et donner quelques explications quand au maniement de l’animal ainsi que du chemin à prendre. Beth se mit en route.
Elle ne pouvait que constater que l’animal était bien plus rapide qu’elle, il était certainement même plus rapide qu’un Elfe, qui était sans conteste les meilleurs coureurs. Mais les Orcs ne montent pas d’animaux. Ils s’en servent parfois de bas, mais jamais comme les Humains ou les Elfes, cela demande un certain attachement à la créature, et on ne s’attache pas à ce qu’on peut manger. Aussi elle se dit que de toute façon vu qu’il appartenait à son ami, elle ne risquait pas de le manger un jour et que donc ça ne faisait rien si elle l’utilisait.
L’animal ne s’arrêtait que pour manger, elle comprit pourquoi le Nain avait rempli un bon sac de biscuit à la viande comme il appelait. Ne sachant pas qu’elle type de viande, elle n’osa pas y gouter, surtout qu’il en fallait pour le retour et que l’animal était gourmand.

L
’animal suivait la route de terre à travers la forêt, les paysages d’arbres quasi identiques et la vitesse de l’animal faillirent lui être fatal car elle avait assoupit son attention et elle ne vit qu’au dernier moment l’énorme masse sortir de derrière un arbre. Mais le "dragonnet" lui la vit et il fit un saut sur le coté pour éviter l’arme. C’était suffisant pour que la machine de combat qu’était Beth se mit en marche. Elle se leva sur la selle et apercevant une des créatures bestiales qui infestait la forêt, elle sauta par-dessus lui pendant que le gourdin ne rencontrait que le vide, et attrapa dans un même mouvement le cou de l’homme lion dans ses bras, puis ses pieds touchèrent le sol et elle n’eut qu’à tirer sur le cou pour le briser net. Elle était une spécialiste de la lutte, qui se nomme le Karbak chez les Orcs.  Mais trois autres créatures foncèrent vers elle, aussi il était préférable d’utiliser ses armes de prédilection, ses griffes de combat qui était comme une extension de ses points.  Il ne lui fut pas difficile de les vaincre. Elle sortit de sa besace le clairon pour rappeler "foulecamp" qu’elle gratifia de quelques nourritures pour son bon comportement, puis elle repartit au grand galop de l’animal.

En moins d’une journée elle avait fait le parcours qui lui aurait certainement prit 3 jours en courant, c’est alors qu’elle vit à travers les arbres, la longue forme effilée de la tour, elle n’était plus très loin de sa destination. Elle ralentit le dragonnet quand elle arriva devant un pont d’une seule arche qui enjambait un énorme cratère, la seule entrée pour la tour d’ivoire, une véritable place forte, sauf qu’il n’y avait aucun pont levis de visible, que les murs étaient lisses et jaunes, comme de l’ivoire.

Le travail des Nains et des Elfes de l’ancien temps était magnifique, elle ne pouvait que le reconnaitre. Elle s’approcha  donc du pont et vit un petit sentier qui descendait à flanc du cratère. Trop étroit pour que le dragonnet puisse y passer, pas pour une Orc aussi agile qu’une chèvre des montagnes.
Elle décida donc d’y descendre pour chercher des pièces de « mécaniques ».

Le cratère était sec et sablonneux avec des amas de rocher,  de rare herbe malingre l’envahissaient, comme si l’endroit avait un coté maléfique. Ses griffes de combat aux poings, elle restait sur le qui vive en foulant le cratère. Elle aperçût  soudain derrière des rochers un amas de ferraille rouillé. Après une brève inspection elle en conclut que rien ne pouvait être utilisé sur ce qui restait dune mécanique Naine. C’est alors qu’elle entendit un bruit caractéristique de métal, comme une armure qui bouge, mais une énorme armure. Elle fit demi-tour pour voir d’où venait le bruit et c’est une « mécanique » en état de marche qui s’approchait d’elle d’un pas ralentit. Son ami Baloing ne lui avait pas dit à quoi ça ressemblait, ni que c’était encore "en vie".

Haut de trois mètre la chose ressemblait à un humanoïde en armure, sauf qu’il avançait lentement, se tenant avec ses bras qui touchaient le sol pour faire un pas après l’autre. Et il se dirigeait vers elle. Il était évident que la créature ne pouvait pas être animé par un bon sentiment, et si de loin on pouvait la croire indestructible, de plus prêt on s’apercevait que les tôles qui la composait était disjointe par endroit. Avec son marteau de guerre, elle n’en aurait fait qu’une bouchée, mais avec des griffes, faîtes pour frapper la chair, c’était plus périlleux. Elle se souvint d’une prise de Karbak redoutable que l’on appelle le coup du bison, qui consiste en un écrasement du haut vers le bas. Vu la lenteur du monstre, cette prise pourrait certainement le disloquer. Elle se mit donc en action, évitant les bras de la chose, qui fouettait l’air comme pour chercher à l’attraper et frappant des deux poings serrés sur le dos de la créature. Chaque coup faisait résonner un son plaintif sur les pièces mécaniques à l’intérieur, jusqu’à ce qu’enfin au bout d’une dizaine de coup, quelques choses se casse et  bloque ses mouvements. Aider par une grosse pierre, il fallut de nombreux essais pour le démantibuler  et pour en récupérer de nombreuses pièces qui furent mises dans un sac. Elle n’eut plus qu’à sortir du cratère et rejoindre le "dragonnet" pour attacher sur la selle son précieux chargement, puis elle se dirigea vers l’entrée de la tour

Les deux gardes humains à l’entrée ne lui posèrent aucune question, ils étaient habillés en tenues d’apparat Elfique, très peu efficace en combat il n’était là que pour la forme, elle rentra donc pour se retrouver dans une petite pièce au milieu duquel se trouvait un comptoir en bois derrière lequel on pouvait voir une jeune femme humaine.

Les Grands Orcs, souvent appelés les Orcs Nobles sont impressionnants. Bien qu’ayant un visage beaucoup plus fin que les autres orcs, les guerriers males dépassent souvent les deux mètre dix et les femelles font plus d’un mètre quatre-vingt-dix, pour un poids respectif de 130 et 100 kilo. Beth avait une grande taille hérité de son père Hestui, elle faisait dans les deux mètre, mais bien que plus fine qu’un mâle guerrier, sa masse était de cent dix kilo. Leur peau est de couleur vert, plus claire que les gobelins ou que les Orcs primitifs.

Quand Beth s’approcha du comptoir, l’humaine blanchit et sembla vouloir chercher à disparaitre derrière le meuble de bois.  Mais ça ne gênait pas l’orc, c’était souvent l’effet que les membres de son peuple faisait. Elle prit la planche de bois et la posa sur le comptoir, puis prit la parole.

- Humaine, je cherche à comprendre  ce qui est écrit sur ce morceau de bois.

La femme sembla se regonfler un peu, elle prit la planche et lu à haute voix la phrase.

- J’entends les mots, mais je ne comprends pas le sens, n’y a-t-il pas ici un ancien qui puisse m’aider ?

Le ton était ferme, mais la voix de l’Orc étant naturellement grave, pouvait faire vraiment peur, l’humaine brusquement se leva et se dirigea presque en courant vers une porte qui se trouvait derrière elle pour y disparaître. Beth resta là à attendre.

Elle n’attendit pas trop longtemps, un elfe en robe de mage ouvrit la porte, suivit de l’humaine. Il s’approcha vers le comptoir et salua l’orc dans sa propre langue.

- Tekmal vorkon
- Je te salue aussi ancien, car peu de ta race parle l’Orc, tu dois donc être un sage parmi les tiens, mais je ne suis plus vorkon, mais feûûl.
- Être une femme orc ou une mère n’est pas la même chose en effet pour ceux de ton peuple, excuse moi si je t’ai froissé. On m’a dit que tu cherchais à connaitre le sens de certain mot, c’est une bonne chose que d’apprendre, aussi je vais te dire ce qu’il en est. Vacances veut dire pour les humains un temps de repos, qui est prit sur le temps ordinaire. Il a donc une durée. Un mois est plus petit qu’une saison, il y a quatre saisons et douze mois. La fin du mois actuel pour les humains sera dans sept jours à partir d’aujourd’hui. Donc je peux conclure que celui que tu cherches sera de retour dans sept jours.
- Je te remercie ancien, mais que peuvent faire les humains pendant cette période pour qu’on ne les trouve pas chez eux.
- Très bonne question en effet, la plupart du temps ils s’en vont voir leur famille où leurs amis, avec qui ils font des veillées, des fêtes, des repas. Certain vont visiter d’autre région, pour apprendre comment les personnes y vivent, qu’elles sont leur coutumes et leurs traditions, d’autre encore font des activités physiques qu’ils ne peuvent pas faire en temps normal, monter sur un animal, apprendre le maniement des armes. Voilà des exemples.

L’Elfe souriait à l’Orc, comme si les guerres anciennes n’avaient jamais eu lieu. Beth savait que certain Elfe pouvait lire dans les esprits des faibles, mais elle se savait assez forte pour que ça ne soit pas possible avec elle. Elle savait aussi que certain Elfe avaient des dons de prophéties, comme certain shaman Orc. Elle sourit elle aussi au bout de quelques secondes de réflexion.

- Je te remercie sage parmi les anciens, je viens d’apprendre une chose nouvelle, que je vais apprendre à mon tour à ma tribu. Que l’eau coule toujours sous tes racines.

Après avoir dit l’antique formule de salut des Elfes, elle fit demi tour et s’en alla ; après avoir récupérer la pancarte de bois. Et sortie de la tour.

- L’Elfe lui répondit à son tour. Et que le feu brûle toujours dans ta poitrine.

La formule de salut des anciens Orcs, qu’il avait apprise il y a des éons, de la bouche d’Hestui lui-même. Et pendant qu’elle lui faisait un geste de salut, Beth cria très fort sur le pont de pierre " foulecamp" vient ici, avant de sonner du clairon.

Le retour fut tout aussi rapide, même s’il se passa en partie de nuit, la lune était suffisante pour qu’elle y voit, car son peuple a une excellent vision de nuit et le "dragonnet" ne semblait pas gêné non plus.

C’est donc au matin qu’elle arriva à l’entrée du village de Baloing et qu’elle se dirigea directement vers la forge du Nain. Après lui avoir donné le sac qui contenait les pièces de métal et rendu le clairon, elle lui expliqua tout ce qu’elle avait apprit du sage Elfe qu’elle avait rencontré à la tour d’ivoire. Baloing se lisait la barbe de la main pendant les explications et buvait un coup de « remède » à chacune des nombreuses approbations.

- Pour conclure Maître forgeron, je suis donc moi-même en vacances depuis quelques, je suis venue vous voir mon ami, nous avons mangé, pêché et fait une veillée, puis je suis partie découvrir un autre pays en montant pour la première fois sur un dragonnet de course, je me suis battue contre des créatures que je connaissais pas et pour finir j’ai appris des choses sur une coutumes étrangères.
- Voilà une très bonne chose Beth, je suis content que tu es passé une partie de tes vacances avec moi, que compte tu faire maintenant.

Le visage de l’Orc s’éclaira soudain.

- Je vais retourner auprès de ma tribu et leur apprendre cette coutume, nous l’ajouterons aux nôtres, et pendant six jours nous pêcherons, fumerons et ferons du Karbak, car à la fin de ce mois les humains seront de retour chez eux. Et nous aussi nous reviendrons à ce moment là, car je n’aime pas trouver porte close quand je fais un pillage...


Générallissime de la fainéantise, Experte incontestable en tactique de la paresse, mère de Coco et de nombreux guerriers orcs des NGOH
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