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11/08/10 à 07:25:37
Introduction :
Nul ne sait où il naquit. Nul ne sait même s'il est vraiment né. Mais il est là. Depuis si longtemps. Disparaîtra-t-il un jour ? Peu probable. A moins que l'on ne précipite sa chute. Au crépuscule il marche, seul, à travers un village déjà désert. Tous le voient mais personne ne le regarde. Personne n'ose. Jamais il ne s'arrête.
On parle de lui, mais il n'est jamais décrit de la même façon de village en village. Jamais il ne semble adopter la même apparence.
Qui est-il ? Un Homme ... Non, un être qui vagabonde sur ces terres apparemment paisibles, que le soleil éclaire de ses rayons. Le vent fait bruisser les feuilles et les fleurs, ainsi que les chevelures et les fourrures des êtres de chair. L'eau leur donne vie. Mais ce monde est loin d'être en paix. Le chaos s'y est installé depuis le jour de sa Création. Tapi dans l'ombre, les forces maléfiques s'arment pour que leur mal soit répandu. Et les Forces qui mènent ce monde, ces forces que l'on ressent dans chaque tressaillement, dans chaque bruit, dans chaque parole, ces forces à la puissance incommensurables, ces forces qui régissent l'équilibre du monde ne peuvent rien faire.
Alors, elles durent feinter. Elles décidèrent de doter une infime fraction des êtres doués d'intelligence d'une partie de leurs pouvoirs ancestraux. Après une réflexion longue de plusieurs siècles, ou de quelques secondes, peu importe, leur choix se fixa en tout premier lieu sur la race elfe. Ils en firent les Gardiens des Havres, les gardiens des clés de leurs pouvoirs. Mais même les plus sages ne sont pas insensibles au piège séduisant de la puissance. La race des elfes se divisa, et la partie corrompue rejoignit les ténèbres, vendant leurs âmes pour une infime part de pouvoir.
Les puissances célestes (que l'on appelle couramment Dieux), furent habités par l'anxiété et le doute. Ils ne pouvaient confier leurs pouvoirs aux Nains, qui, belliqueux et arrogants, l'utiliseraient à mauvais escient. Il ne fut pas question de confier un tel fardeau aux races des gobelins, rusés mais idiots, ou des orcs, dont la soif de sang est le seul moteur.
Alors ils se tournèrent vers les Humains, une race moyenne, très diverse, composée en majeure partie d'hommes faibles, ou encore à l'esprit noir et cupide. Mais en cette race résidait leur seule chance de vaincre les forces du mal qui tendait vers les terres et âmes encore verdoyantes leurs tentacules ténébreux.
Leur regard se fit attentif et ils étudièrent de près ces êtres fascinants mais si repoussants. Ils découvrirent que malgré une âme et un corps relativement faibles, certains d'entre eux possédaient un esprit tout à fait surprenant. Ils savaient qu'il s'agissait désormais là leur seul et unique espoir. Ils choisirent précautionneusement les êtres à qui leurs pouvoirs seraient destinés, ceux qui porteraient sur leurs épaules le lourd fardeau que leur incombait le sauvetage du Monde.
C'est ainsi que naquit la Magie dans le folklore humain, prenant plusieurs formes selon les lieux et époques. Mais une chose est certaine : ce ne sont point des fariboles ; le Mage Janis, maître dans le contrôle des éléments de feu, fut un de ces êtres normaux choisis à la naissance afin de servir les desseins divins.
Et depuis plusieurs centaines d'années il accomplit la tâche qui lui fut confiée avant même qu'il ne vienne au Monde :
L'éradication des forces du mal.
Mais une ombre, l'ombre de la corruption et de la tentation face à l'attractif pouvoir dont il jouit le guette, guette son âme, dans l'espoir de faire de son âme une âme noire, de faire de lui un Monstre aliéné, serviteur enchaîné des Ténèbres.
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