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HordeGame : Quand nos chemins se croisent à nouveau
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Diarmaid
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Membre
22/07/11 à 21:54:50
~ Quand nos chemins se croisent à nouveau ~

Le soleil était à son zénith lorsqu'un homme en armure s'avança vers le petit cours d'eau qui brillait comme un flot de cristal sous les rayons de l'astre solaire. Cet homme était vêtu d'une armure en acier noirci liseré d'entrelacs couleur argent, sous cette armure, il portait un tabard de la couleur du sang ainsi qu'un pantalon noir, à sa ceinture, faite de cuir sombre, pendait sa lame ainsi que de multiples pochettes et une aumônière. Une longue cape descendant jusqu'au dessous de ses mollets flottait légèrement sous la bise rafraîchissante des lieux. Sa tenue aurait pu avoir l'air d'une tenue d'apparat, tant elle était finement faite et les plaques ouvragées de mains de maître, mais on voyait aux traces verdâtres, brunes et surtout rouge terne, maculant sa tenue entière, qu'il venait de combattre, aussi, son casque pendait à la ceinture, affichant un faciès mortuaire noir et métallique.
Son visage, quant à lui, était serein, peut-être trop calme en comparaison de ce qu'il semblait avoir passé, seule une arcade sourcilière semblait à peine enflée par un quelconque coup assez puissant pour blesser le semi-vampire qu'était Diarmaid.

Arrivant à hauteur de la berge, il s'agenouilla dans la terre humide et prit soin de se rafraîchir le visage en l'éclaboussant d'eau, ensuite il nettoya lentement quelques pièces d'armure, en les aspergeant aussi puis en frottant négligemment de sa main la crasse incrustée après plusieurs heures de combat en plaine. Après avoir fait cela, il se releva et alla s'adosser contre un arbre proche, dégainant son arme pour la lustrer rapidement avant de la poser à ses côtés. Il prit soin d'enlever ses gantelets et les gants de cuir qui protégeaient ses mains pour ensuite sortir, d'un étui de cuir accroché dans son dos, à sa ceinture, sa flûte. Faisant une rapide prière à sa déesse en fermant les yeux, puis laissa aller ses pensées à la nostalgie en posant le bec de l'instrument sur ses lèvres, naturellement, le son en sortant était la ballade qu'il jouait à chaque fois qu'il pensait à Elle, la femme qui dormait encore et toujours malgré ses appels.

Tout autour de lui se faisaient entendre les doux bruits de la nature qui suivait son cours, quelques rouge-gorges l'accompagnaient dans sa mélodie puis se taisaient, d'autres, plus curieux, s'approchaient pour écouter le son de la flûte avant de disparaître pour se nourrir ou se cacher tout simplement, une biche moins farouche que les autres vint plus près encore avant d'être alertée par une autre présence, peut-être plusieurs, et de prendre la fuite de ses bonds élégants. Trop absorbé par la musique qu'il produisait, le jeune homme n'était pas du tout attentif à qui ou quoi avait bien pu apeurer l'animal, ennemi ou ami, qui sait...


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Sophya
Avatar HordeGame

Membre
04/08/11 à 12:48:49
Une belle journée s’annonçait. Malgré une matinée bien fraîche, de nombreux oiseaux et autres habitants des bois trouvaient encore le courage d’aller se baigner au bord d’une petite rivière sauvage dès les premiers rayons du soleil levés, choisissant un point d’eau non loin de leur doux foyer. Pour quelques uns, ce fut un simple cours d’eau qui traversait par hasard une forêt entière aux nombreux secrets. C’est au cœur de celle-ci, qu’un corps, adossé contre le tronc d’un saule au bord de l’eau, venait perturber les animaux et attiser la curiosité de certains. Un corps inerte, couvert d’une fine couverture, mais en vie. Une créature endormie dont les rayons du soleil arrivaient, en complicité avec la brise légère, à la gêner, éclairant de leur lumière blanche les paupières closes de la belle. Ne la réveillant pas pour autant, la jeune créature, dont la longue chevelure glissait sur son visage laissant ses oreilles finement pointues à découvert, semblait être enfermé dans un songe imperturbable. Soudain, la jeune elfe se tourna brutalement sur le côté, restant cependant endormie, effrayant sans le savoir des plus courageux qui tentaient de l’approcher. Comme si cela faisait des années, des mois, des jours entiers qu’elle ne s’était pas reposée sereinement. Des nuits  mélancoliques, rappelant sans cesse de douleurs souvenirs ou bien faisant vivre une nostalgie soudaine. Mais une voix vient briser le rêve.

Söphya ?

Cette voix résonna… Elle l’appela une seconde fois, puis une troisième. Portée par les vents, accompagnant les clapotis de l’eau à proximité, elle perdait tout son sens tout comme elle perdait de volume. Dans sa tête, cette voix familière ne semblait pas la faire réagir…Elle reprit donc.

Söphya… Je t’en supplie, écoute moi !

Le souffle de l'elfe s’accentua, brutalement. Une vision apparue, la montrant face à une silhouette familière. Parée de sang, elle l’observa sachant pertinemment que ce n’est pourtant qu’un rêve formé d’un tissu d’évènements passés mais n’arrivant pas à se réveiller, elle continua à la fixer. La fillette aux bras tremblant en tendit un en direction de la concernée qui restait passive face à la scène, inquiète de savoir ce qu’il allait sortir de sa bouche.

Tu me l’avais promis, Söphya. Tu me l’avais promis de ne pas m’oublier, répéta l’enfant dont le regard perçant semblait lire en l’elfe paralysée. Maintenant, tu n’as plus le choix, vis sans moi !

Söphya ne chercha à aucun moment de lui répondre, peut être ne savait-elle pas quoi dire face à cette enfant vêtue de rouge qui l’avait tant de fois aidée malgré le temps. Elle se contenta seulement de ne plus la fixer directement tandis que la fillette blonde s’approcha, le bras tremblant toujours tendu vers l’elfe. Mais un sourire chaleureux, contre toute attente, se dessina sur ses lèvres.

Mais tu sais, je t’aime toujours ! Tu es tout comme ma mère … Une mère qui est seule à présent. Mais, quelque part, des êtres l’attendent. Ils ont de l’amour à revendre ! Je te suis…

La vision disparue progressivement, un silence soudain se mit alors en place dans l’esprit de l’elfe. Alors que le songe semblait prendre fin, Söphya sortit lentement de son sommeil. Elle ouvrit les yeux avec difficulté contre la lumière du jour. Délicatement, l’elfe se redressa et jeta quelques regards furtifs autour d’elle. A peine sortie de son rêve, elle chercha déjà à se lever et y arriva avec succès. Tandis qu’elle s’éloigna, la douce voix finit par conclure, derrière Söphya.

Chère Maman. Ne les oublie pas.

~~~~~~~~

Söphya continua son chemin, accompagnée par les jeunes rayons de l’astre du jour. Elle ne semblait pas s’être remise de ce rêve étrange. Toujours perturbée, elle préféra suivre le cours d’eau qui se trouvait à ses côtés depuis un long moment déjà, sachant d’avance que compter sur son sens de l’orientation serait de la folie. Eh oui, au final, elle, elle n’avait pas changé. Mis à part peut être cette longue chevelure qui avait prit place, légèrement ondulée, ou bien encore sa longue robe blanche, faite d’un tissu très fin et fragile, l’embellissant à merveille. Elle avait laissé tomber depuis bien longtemps la guerre par le biais de son armure et son épée qu’elle oublia consciemment dans les ruines de leurs origines, sous terre. Söphya fut soudain alertée par un bruit provenant des fourrés. C’est lorsqu’elle se retourna qu’elle aperçut la louve noire. Partant dans l’idée de l’approcher, elle la suivit jusqu’à la perdre de vue. Mais ce fut un son mélodieux qui prit le relais et attira l’attention de Söphya. La jeune elfe commença à se diriger vers le lieu d’où provenait la mélodie et remarqua avec surprise une silhouette sombre, portant une flûte à ses lèvres. Elle s’approcha avec méfiance et, avant de se présenter, reconnu l’être agenouillé devant elle. Un seul mot lui fut arraché, de la surprise mêlée à une joie soudaine.

Diarmaid…



Il n'y a qu'une vérité,
Seul ton coeur la connait

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